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MAI JUIN 2016



Histoire  
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Le musée Minal
Le château d' Héricourt
Quelques dates
Le Fort du Mont Vaudois
Trois siècles d'activité textile à Héricourt
La région d'Héricourt et son passé préhistorique

La région d’Héricourt et son passé préhistorique

 

Situé à l’Est du département, entre la retombée méridionale des Vosges et les premiers contreforts du Jura, la région d’Héricourt se trouve au cœur même de la « porte de Bourgogne ». ce remarquable couloir de pénétration naturelle met en contact la vaste plaine du Rhin et la vallée de la Saône. Ces terres vallonnées avec cours d’eau et promontoires rocheux ont constitué un milieu favorable pour nos lointains ancêtres. Les traces de leur occupation sont nombreuses et les vestiges qu’ils nous ont laissés permettent d’individualiser matériellement et chronologiquement les différentes cultures préhistoriques qui se sont succédées durant les millénaires.

 

Paléolithique ancien.

Inconnus il y a quelques années, les vestiges lithiques appartenant au paléolithique (plus de 1000.000 ans) sont actuellement bien représentés et très significatifs. Une dizaine de pièces (pointe moustérienne, pointe Levallois, denticulé…), trouvés en cours de prospection ou de travaux routiers, permettent d’affirmer que l’homme de Neandertal, chasseur de mammouths, était bien présent dans notre région.  

 

  • 1. Pointe Levallois - Héricourt
  • 2. Pointe moustérienne - Villers-sur-Saulnot
  • 3. Pointe moustérienne - Luze
  • 4. Denticulé latéral - Trémoins 

 

 

Mésolithique : 10.000 et 5000 avant J.C.

A la fin de la glaciation de Würm, le climat se réchauffe et les environnements actuels se mettent peu à peu en place. Notre région va devenir une contrée très convoitée par les « chasseurs cueilleurs » du Mésolithique. Se déplaçant par petits groupes, ils installent leurs campements saisonniers, de préférence dans les endroits ensoleillés, à proximité des points d’eau. Une dizaine de gisements ont été étudiés. Le mobilier se compose d’outils en silex, nécessaires à la vie quotidienne (grattoirs, racloirs, couteaux à dos…) et de nombreuses petites pièces, plus ou moins géométriques que l’on appelle « microlithes ». Ces éléments en silex, finement retouchés, servent à armer la partie distale des flèches pour le tir à l’arc.

 

  • 1 à 18. Microlithes provenant des gisements de Champey, Luze, Couthenans, Echenans...
  • 19. Flèche de Champey reconstituée graphiquement (Pointe triangulaire à base retouchée et isocèle)
  • 20. Flèche de Luze reconstituée graphiquement (Trapèze asymétrique)

 

 

Néolithique : 5000 à 2000 ans avant J.C.

Cette période, la dernière de la préhistoire, correspond à la mise en place de l’agriculture et de l’élevage, les hommes se sédentarisent et deviennent producteurs de leur propre nourriture. Avec le Néolithique apparaissent de nouvelles technologies : polissage de la pierre, travail des fibres textiles, fabrication des récipients en terre cuite pour le stockage et la cuisson des aliments…

  

  • 1. Gobelet en bois de cerf - Sépulture du Mont-Vaudois (Collection Musée de Vesoul)
  • 2. Hache marteau en serpentinite - Héricourt-Saint Valbert (Collection Musée de Montbéliard)
  • 3. Ciseau double en jade néphrite - Mont-Vaudois (Collection Musée Minal - Héricourt)
 

Les premiers « agriculteurs-éleveurs » nous ont laissé de nombreux vestiges archéologiques importants et diversifiés.

Des habitats de hauteur avec d’importants remparts en pierres sèches :

Mont-Vaudois, Champey, Corcelles, Désandans, Grammont… Dans le Nord de la Franche-Comté et dans le Sud de l’Alsace, plus de trente camps de hauteur ont été découverts. Le camp du Mont-Vaudois, altitude 544 mètres, a été entièrement détruit en 1876 par la construction d’un fort militaire. De type escarpement encerclé, il était l’un des plus grand de notre région avec une surface au sol de plus de trois hectares et un rempart des 390 mètres de longueur.

Camp de hauteur du Mont-Vaudois (D'après De la Noé, 1887)

 

Des habitats en grotte :

Les fouilles archéologiques menées dans la grotte de Baume de Gonvillars, ont montré que la base du porche avait été occupée du Néolithique ancien jusqu’au Bronze final.

Des habitats de plein air : Autour d’Héricourt, une vingtaine de gisements (connus par des ramassages de surface) ont été répertoriés. Le gisement du « Chène-sec », au nord-est de la ville, a livré une trentaine de lames de haches polies en pélite-quartz.

 

Des monuments funéraires :

Le dolmen de Brévilliers, situé dans les bois des Issières, au sud-est du village, est un monument mégalithique exceptionnel. L’ensemble des dalles du coffre, protégé par une structure en bois, est accessible au public.

La grotte sépulcrale de Cravanche, découvert fortuitement à la suite de tirs de mines, a été aménagée au Néolithique moyen en une vaste nécropole. Elle a livré quarante deux sépultures et un mobilier funéraire abondant.

 

Le Musée Minal d’Héricourt assure la protection et la conservation des vestiges archéologiques provenant de notre région.

Texte rédigé par Jean Sainty.

Pour compléter vos connaissances vous pouvez vous reporter au livre « Préhistoire d’Héricourt et de sa région » de Jean Sainty.

 

 

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